Pour la dignité et la crédibilité collective des gabonais.

Chers compatriotes,

Faisant suite au débat autour de la récente décision de la cour constitutionnelle du Gabon sur l'incapacité actuelle du chef de l'Etat à pouvoir assumer ses fonctions régaliennes, je pense qu'en son article 13, alinéa 1er, la loi fondamentale est claire comme de l'eau de roche. De ce fait, quand elle stipule, je cite: "... En cas de vacance de la présidence de la république pour quelque cause que ce soit ... - pour quelque cause que ce soit ... -, je ne crois pas qu'il y ait vide juridique dans cette matière. Et le premier ministre qui a même saisi la haute juridiction aux fins de faire constater cette vacance, le démontre bien par sa démarche.

En sautant, pieds joints, l'alinéa 1er de l'article 13, qui montre pourtant qu'il n'y a pas vide juridique à ce niveau, la cour constitutionnelle du Gabon fait une interprétation sélective de la loi et refuse d'admettre qu'il y'a vacance de la présidence de la république pour cause de maladie grave de son titulaire. La gardienne du temple refuse vraiment d'admettre l'évidence.

À mon sens, le premier ministre et la cour constitutionnelle, par respect pour les institutions républicaines, devraient permettre au président du sénat d'entrer en fonction et de jouer le rôle qui est le sien en pareille circonstance pour la dignité et la crédibilité collective des gabonais.



La cour constitutionnelle du Gabon doit se ressaisir.

Contrairement à ce que la cour constitutionnelle du Gabon stipule dans sa dernière décision qui fait d'ailleurs constater l'incapacité du président de la république, chef de l'état, à assumer pleinement ses fonctions régaliennes pour cause de maladie grave à la suite du constat et de la saisine du premier ministre, je crois que la vacance de la présidence de la république est réellement prévue en son article 13 alinéa 1er de la constitution gabonaise et déjà constatée clairement par les institutions compétentes en la matière. À ce titre, le président du sénat devrait théoriquement entrer en fonction et présider les conseils des ministres selon la même disposition (article 13) en son alinéa dernier, sans autre forme d'initiative, pour le bien de notre pays.