Dans le cadre du débat actuel autour de la dernière décision de la haute juridiction et concernant la vacance de la présidence de la république, la cour constitutionnelle du Gabon semble tout confondre.
En effet, certes l'article 83 de la constitution gabonaise fait de la cour constitutionnelle le juge de la constitutionnalité des lois en ce qu'elle peut juger et produire des décisions quand cela est nécessaire, d'une part, et interpréter certaines dispositions de la constitution sur saisine, d'autre part, mais en ce qui concerne la dernière décision sur la vacance de la première institution du pays, la cour devait se contenter de produire un avis, et non tenter de modifier la constitution, l'article 116 étant suffisamment clair là-dessus.
Et la communication de la cour constitutionnelle, incohérente à mon sens, n'a pas été pour arranger les choses: tantôt "la modification est provisoire", tantôt "la cour le fait souvent" et donc viole souvent la constitution même si, en définitive, elle ne doit pas le faire dès lors qu'il n'y a pas silence de la loi en l'espèce.
Dans tous les cas, "le pouvoir arrête le pouvoir". Et le président du sénat doit prendre ses responsabilités et revendiquer son droit au nom de la souveraineté républicaine.